Des consultations chronométrées
Quelques minutes par patient pour tenir la cadence : difficile d'écouter, d'expliquer, de prévenir. Le temps médical est devenu la ressource la plus rare du système.
Plateforme en pré-lancement
MonPS prépare la première plateforme française dédiée aux professionnels de santé non conventionnés : le secteur 3. Des consultations longues, des honoraires affichés à l'avance, des rendez-vous sans attendre des mois.

Le soin, sans le chronomètre
Le constat
Quelques minutes par patient pour tenir la cadence : difficile d'écouter, d'expliquer, de prévenir. Le temps médical est devenu la ressource la plus rare du système.
Obtenir un rendez-vous chez certains spécialistes relève du parcours du combattant, quand la spécialité n'a pas simplement déserté votre département.
Tarifs administrés, charge bureaucratique, perte de sens : une part croissante des praticiens cherche un autre cadre d'exercice, sans renier sa déontologie.
Le secteur 3, en clair
En France, un peu plus d'un millier de médecins exercent hors convention (moins de 1 % des libéraux) et le mouvement s'accélère. Ces praticiens restent inscrits à l'Ordre, soumis au code de déontologie, habilités à prescrire. Ce qui change : ils fixent librement leurs honoraires, et l'Assurance Maladie ne rembourse la consultation que 0,61 € à 1,22 €. Un choix d'exercice légal, transparent, et encore mal connu.
Tous nos guides pour comprendreÀ l'ouverture
Par spécialité et par ville. Chaque profil affiche ses honoraires, sa durée de consultation et son approche : aucune surprise au moment de payer.
Les praticiens hors convention ont des agendas respirables : des créneaux rapides, y compris dans des spécialités saturées ailleurs.
45 minutes à 1 heure d'écoute réelle. Vous réglez le juste prix de l'expertise, en toute transparence, et repartez avec de vraies réponses.
Pour qui
Le secteur 3 a d'autant plus de sens que le remboursement y est déjà secondaire, ou que l'attente est devenue le vrai risque pour la santé.
Bilans approfondis, nutrition, sommeil, activité physique : des actes rarement pris en charge, où seule compte la qualité de l'accompagnement.
Psychiatres et thérapies longues : quand les délais se comptent en mois, l'accès rapide au soin prime sur le remboursement.
Pathologies complexes, décisions lourdes : l'avis d'un spécialiste de pointe, obtenu vite, peut changer une trajectoire de soin.
Des généralistes qui suivent moins de patients, mieux : consultations d'une heure, disponibilité réelle, suivi personnalisé.
Échéance 1er janvier 2027
L'article 76 de la LFSS 2026 met fin à la prise en charge des prescriptions des médecins non conventionnés au 1er janvier 2027. Nous expliquons, chiffres et textes à l'appui, ce que cela change, sans catastrophisme ni langue de bois.
Liste d'attente
Les premiers praticiens fondateurs ouvriront leurs agendas aux inscrits de la liste d'attente. Une seule promesse : vous prévenir au lancement, rien d'autre. Pas de newsletter subie, pas de revente de données.
Vous êtes professionnel de santé ?
Déjà en secteur 3, ou vous envisagez le déconventionnement ? Rejoignez les praticiens fondateurs.
Découvrir l'espace praticiensQuestions fréquentes
Un professionnel de santé non conventionné, dit de secteur 3, exerce en dehors de la convention signée avec l'Assurance Maladie. Il fixe librement ses honoraires, reste inscrit à l'Ordre de sa profession et soumis à son code de déontologie. La consultation n'est remboursée que sur la base du tarif d'autorité : 0,61 € chez un généraliste, 1,22 € chez un spécialiste.
Très marginalement : la Sécurité sociale rembourse sur la base du tarif d'autorité, soit moins de 2 €. L'essentiel des honoraires reste à la charge du patient (certaines surcomplémentaires « médecines libres » peuvent intervenir). En contrepartie : des consultations longues, des délais courts et des honoraires affichés à l'avance.
L'article 76 de la LFSS 2026, votée en décembre 2025, met fin au remboursement des prescriptions (médicaments, examens, soins) établies par les médecins non conventionnés à compter du 1er janvier 2027. Les médicaments à prix réglementé restent au tarif encadré par l'État : le prix de la boîte ne change pas, seule la prise en charge disparaît.
Non. L'affiliation à la Sécurité sociale est une obligation légale pour toute personne résidant ou travaillant en France, fondée sur la solidarité nationale. La désaffiliation est impossible et pénalement sanctionnée. Consulter en secteur 3 est en revanche parfaitement légal : c'est un choix de soin, pas une sortie du système.
MonPS est en pré-lancement. Les inscriptions à la liste d'attente sont ouvertes aux patients comme aux praticiens ; les premiers agendas ouvriront avec les praticiens fondateurs. Les inscrits seront prévenus en priorité, sans aucune autre sollicitation.